

Influence des races : Humains dominants; Elfes en fort déclin
Principales religions : Espérab, Obsidia et Uissep (en croissance)
Religion commune : Jidousial
Présentation générale
Avec la chute de l’Impératrice, différents peuples, principalement les exilés des terres d’Espérab, envahirent Rancœur et délogèrent les factions impériales. Les insurgés s’organisèrent afin d’empêcher quiconque de reprendre le trône des Lucianas et, après des élections, Adrienne Drapeau fut portée au pouvoir. Malheureusement, les elfes espéraient plutôt voir une lointaine descendante de la famille royale de Luminar diriger ce bastion et ils s’ingérèrent avec force dans les affaires de la jeune démocratie, suscitant la grogne de la population.
Au terme d’une deuxième élection, les elfes abandonnèrent la Communauté d’Expéra pour se réfugier dans leurs forêts, au grand soulagement des humains qui n’appréciaient guère les interventions de ces créatures snobes et dont seuls comptaient leurs intérêts particuliers. Au fil des élections (dont le nombre d’irrégularités diminue progressivement), cette faction changea progressivement de nom pour devenir la République d’Expéra.
Peu portés sur la guerre, mais capables de se défendre au besoin, les habitants d’Expéra sont fiers de leur démocratie et de leur propension à régler leurs problèmes par la diplomatie et la démocratie plutôt que par la force ou la violence.
Valeurs des membres
La loi n'est pas dictée par la naissance ou la force, mais par le vote libre de ceux qui la vivent. Telle est la devise de la faction, qui a été fondée sur la conviction que le citoyen est la seule source légitime d'autorité. Elle rejette la souveraineté par droit divin, par héritage, par la force brute ou par la manipulation invisible.
Ses valeurs sont les fondations de son système décentralisé :
La souveraineté du vote. Chaque voix compte également. La critique ouverte du gouvernement est non seulement permise, mais encouragée. Les manifestations, les débats virulents et les pétitions sont considérés des mécanismes sains d’une république et non des menaces à l'ordre. De plus, le pouvoir doit être temporaire. Les cycles électoraux sont courts et fréquents pour garantir que les élus restent responsables devant le peuple.
Le droit de la commune. Les états et les comtés conservent un contrôle maximal sur leurs affaires internes (éducation, infrastructures locales, forces de l'ordre de proximité). Le pouvoir central ne gère que la défense nationale, la monnaie et la diplomatie. On rejette l'idée d'une vérité unique imposée. Le débat public et la liberté de parole sont sacrés.
La loi du consensus. Le droit et la justice sont issus du débat et non de la force ou de l'héritage. La justice est rendue par des tribunaux indépendants et populaires, et non par les administrateurs politiques. Les budgets de l'État, les comptes des élus et les lois en préparation doivent être accessibles au public. L'opacité est une menace directe à la souveraineté du citoyen. Les conflits et les différends ne sont pas réglés par le duel, la hache ou la vengeance, mais par la procédure judiciaire.
Le droit à l'erreur. Le peuple sait que ses institutions sont imparfaites et doivent s'adapter rapidement au monde. Le passé doit donc être un guide, pas une chaîne. Le peuple est disposé à réformer, à amender et même à abroger ses propres lois si la majorité des citoyens le décide. Il est également prêt à accepter les erreurs commises par des élus légitimes, à condition qu'elles soient reconnues et corrigées par le processus démocratique suivant.
Relation avec la magie
Bien que plusieurs habitants craignent la magie, un nombre grandissant de communautés étudient le phénomène afin de mieux le comprendre, le canaliser et le contrôler, ce qui contribue à rassurer la population en général.
Membres importants
Soukar Parah
Représentant du centre de l’ancienne capitale Rancœur pour trois mandats consécutifs, Soukar Parah était reconnu comme le leader de l’Assemblée élective d’Expéra. Fin connaisseur des rouages de la politique, Soukar a su tisser des alliances avec un grand nombre de représentants élus, ce qui fait en sorte qu’il était écouté et respecté lorsqu’il prenait position sur un sujet donné. Malheureusement, le dirigeant a un peu trop profité de cette influence pour bénéficier de toutes sortes d’avantages personnels. Ainsi, lorsque les négociations d’alliances entre factions sont entrées dans leur phase finale, Soukar a été laissé de côté (ses collègues ne croyant pas que ses prises de position favoriseraient l’intérêt public). L’homme a maintenant tourné le dos à son ancienne famille politique et tente d’obtenir les bonnes grâces des barons.
Anvironiste d’Argon
À la tête d’un vaste domaine entretenu par un groupe de fidèles, Anvironiste est la descendante directe de Simone d’Argon, la dernière héritière légitime de la famille royale de Luminar. Moins ambitieuse que son aïeule, la bourgeoise s’assure tout de même que la vérité sur ses origines royales continue de se propager un peu partout dans le monde. En fait, même si elle ne refuserait pas de monter sur un trône qui lui serait offert, Anvironiste se contente volontiers de la notoriété que lui confère son ascendance royale (de même que la loyauté des fidèles nostalgiques de l’ancienne monarchie).
Khartou Sintse
Ancien baron des Baronnies de l’Ouest, Khartou Sintse a été déchu après s’être un peu trop opposé à la volonté d’uniformisation des lois de la reine Oberon IV et de la préfète du territoire. Après avoir vu sa baronnie donnée en cadeau à un ancien militaire, Khartou a récemment réussi à faire basculer le territoire de Naspia sous le régime démocratique de la République d’Expéra, dont l’autorité est beaucoup plus décentralisée que sous les Baronnies d’Oberon. Pour ce faire, il s’est servi de sa connaissance fine du terrain pour tisser des alliances avec les habitants de longue date et les partisans d’une gouvernance plus proche du peuple.
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