Conventions sociales

Structure du royaume

Pendant des siècles, le Royaume d’Obsidia a été dirigé par un roi siégeant à la Cité Luminar, alors que les terres à l’ouest des sommets des monts Monors étaient contrôlées par les Cradeux, un peuple sans honneur. Plusieurs guerres ont opposé les deux clans à travers les générations.

Il y a un peu plus de 400 ans, une offensive-surprise des Cradeux, que l’on croyait vaincus et dispersés, a rayé le de carte la Cité Luminar et entraîné une déroute totale du Royaume. S’en est suivi un long âge noir dominé par des luttes sanglantes entre des seigneurs de guerre.

L’apogée de cette époque sombre est survenu lors de la mise en place de l’Empire des Lucianas, une mère cruelle, puis une fille assoiffée de pouvoir, qui ont régné pendant plusieurs années sur l’ensemble du territoire d’Obsidia (à quelques exceptions près).

La soif de pouvoir d’Yzalda Luciana la mena cependant à sa perte, car une guerre sans merci contre les magiciens de la Forêt de Célériane (aujourd’hui maudite) se solda par la mort de l’impératrice et de l’ensemble de son armée.

Au cours des années qui ont suivi la fin de cette guerre, un intense chaos s’implanta sur l’ensemble du territoire en raison de l’arrivée de créatures magiques et terrifiantes : les Éthérés. Mi-humains mi-magiques, mi-vivants mi-morts, ces créatures ont semé la peur et la mort pendant des décennies avant d’être complètement éliminées de la surface d’Obsidia. L’omniprésence de ces créatures a cependant nui grandement aux tentatives d’implantation d’une ou de plusieurs structures sociales sur l’ensemble du territoire.

Au cours des 100 dernières années, la disparition des Éthérées a permis l’implantation de structures politiques diverses un peu partout sur le continent. Des factions se sont formées et ont pris le contrôle de villes ou de régions; d’autres ont su renaître et s’implanter sur certains territoires.

La montée récente d’une menace se répandant rapidement sur tout le territoire a poussé plusieurs factions à s’unir politiquement afin de mieux lutter contre cette « corruption ». Cela a contribué à stabiliser les frontières, mais si certaines d’entre elles sont encore changeantes, résultat d’alliances éphémères ou de guerres de territoires.

Lois du royaume

Les récentes alliances politiques contribuent à solidifier les institutions politiques qui se bâtissaient progressivement au cours des dernières années. Plusieurs dirigeants locaux avaient déjà mis en place des lois visant à assurer un peu d’ordre et de sécurité sur leur territoire, mais les alliances contribuent à uniformiser ces règles.

Malgré les disparités selon les régimes politiques, une règle est commune sur tous les territoires : il est interdit de tuer un autre citoyen, sauf dans le cadre d’une guerre. Des exceptions peuvent s’appliquer sur certains territoires (par exemple, certains endroits permettent les duels à mort, d’autres le meurtre d’esclaves).

La magie, force instable et dangereuse

Toute chose qui ne s’explique pas par un principe scientifique ou religieux est associée à la magie. Particulièrement depuis la fin de la Guerre des mages et l’anéantissement de la Forêt de Célériane, la magie est considérée comme une force obscure et maléfique. C’est pourquoi tout pratiquant de la magie ou de ce qui semble être de la magie est honni et persécuté.

En effet, à la suite de la destruction du Fragment de Marube, source de toute magie sur Obsidia, l’énergie magique s’est dispersée d’une manière très inquiétante. Après avoir tué un grand nombre de personnes et ruiné plusieurs récoltes, les radiations arcaniques ont transformé des gens et des animaux en de dangereuses créatures : les Éthérés. Selon plusieurs érudits, ces créatures seraient investies de la fureur vengeresse de Marube, qui chercherait à faire payer les responsables du cataclysme : les humains, les orques et les nains de l’ancien Empire des Lucianas. Bien que ces créatures aient été éradiquées, l’aversion du peuple envers la magie s’est maintenue au fil des ans.

Il existe cependant une exception à la règle : les bardes, lorsqu’ils se donnent en spectacle, peuvent utiliser des numéros de magie ou de prestidigitation. Étant donné que le barde ne veut (théoriquement) qu’amuser le public, lorsque des gens sont témoins de ce type de « magie », ils seront plus amusés qu’effrayés.

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