
Emrill, la capitale majestueuse du Pays de Narth, est un exemple parfait d'opulence et de tragédie. Dominée par un immense palais de marbre blanc et d'or, la ville est vraiment très belle. La place centrale, où a eu lieu le couronnement et l'assassinat du Roi Magar, est marquée par une imposante statue de ce dernier, figé dans une pose de dignité éternelle, contrastant avec la sordide histoire de son assassinat par son propre frère, Héraclion.
Pour ce qui est de l'histoire, l'an 0 est tristement marqué par cet événement funeste : le couronnement de Magar, suivi de son assassinat perfide le jour même, imputé à une grave transgression des codes de l'étiquette royale (il aurait, dit-on, négligé de disposer sa serviette sur ses genoux avant de prendre part au banquet célébratoire). Cet incident tragique a plongé de nombreux mestres dans une dépression languissante, menant à la cessation de l’écriture des calendriers et du comptage des jours, faisant de cette date l’inaugurale de l’an zéro, également orthographiée C.M.
Emrill possède la plus grande école des arcanes des Contrées d'Izuvis, la Tour de Magar, où les magiciens du monde entier viennent étudier.
Un écrin royal magnifique, une lignée plus que millénaire, c'est ainsi que la Cité et sa dirigeante, la Reine Jarastrale, se présentent au monde. Mais comme toutes les belles choses, si l'on creuse un peu sous le visage faste et avenant, on trouve malheureusement des choses bien sombres. La "lignée royale unique depuis Héraclion" est loin d'être aussi directe que les historiens ne le laissent penser, des relations royales donnant des progénitures incestueuses qui furent amener à régner. La majesté de la capitale du Pays de Narth n'est pas forcément populaire dans certains quartiers, en particulier les quartiers pauvres, proches du coupe-gorge, ainsi que vers le Port Lacustre.
Quant à la Reine Jarastrale, elle est l'incarnation même de la beauté et de la grâce, une souveraine bienveillante, dont le caractère égal et l'hospitalité sans faille forment une façade parfaite. Pourtant, au sein des murs de son palais, se cache une personnalité bien différente : autoritaire, difficile à satisfaire, et hantée par une paranoïa croissante quant à la préservation de son pouvoir, qu’elle perçoit constamment menacé par son cousin ambitieux, Provalon, résident de la Tour de Magar.
De plus, la Reine s'amuse à cultiver une rivalité sournoise entre deux figures d’influence majeure : l’Archimage Tolfurion, doyen de la Tour de Magar, et la gracieuse Alvinia Eckantos, haute prêtresse du Culte de Clavine, usant de leur opposition pour renforcer son emprise sur le royaume.