Guerre des Terres d'Elazh [-674]

Dans les Terres d'Elazh, une guerre ancestrale fait rage depuis des siècles entre les Elazhiens, les hommes chats, et les Siviens, les hommes chiens. De part et d'autre des Terres d'Elazh, deux ponts majestueux - l'un en bois et l'autre en pierre - séparent ces deux peuples, symbolisant leur division profonde.

L'origine de cette discorde se perd dans les méandres de l'histoire, une querelle de territoires ayant dégénéré en une inimitié farouche entre les deux races. Les Elazhiens, félins dotés de ressources abondantes, se méfient des Siviens, lupoïdes vivant en des terres arides et inhospitalières, et vice versa.

Les conflits sont toujours omniprésents. Des batailles sanglantes se déroulent sur les plaines, dans les forêts et même sur les rives des rivières scindées par les ponts. Ces fameux ponts sont ni plus ni moins que des points de non-retour, des lieux où le sang coule à flots. Les Elazhiens gardent le pont de bois, tandis que les Siviens veillent sur le pont de pierre. Étrangement, ces ponts sont nommés les "Ponts Alliés", malgré la haine farouche qui anime ces deux peuples.

À force d'entendre parler de meurtres, de coups bas et de violence, un accord de cessez-le-feu fut signé en 1422, imposé par le Farimor et ses soldats mobilisés sur place, les Dragons Pourpres. Cependant, tous ne croyaient pas en cette paix fragile.

Ce qui devait arriver arrive fatalement, et la guerre repris bientôt de plus belle, malgré les efforts du Farimor pour la paix. Les haines séculaires et les préjugés étaient trop profondément enracinés pour être facilement oubliés.

La guerre entre les Elazhiens et les Siviens continue encore et toujours, laissant derrière elle des champs de bataille ensanglantés et des familles brisées. Les Terres d'Elazh demeurent divisées, les deux ponts représentant une séparation physique et métaphorique, rappelant aux peuples en guerre qu'ils doivent un jour trouver un moyen de mettre fin à cette terrible querelle pour de bon.